Une rencontre sectorielle entre l’État et les acteurs des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) s’est tenue le jeudi 12 février 2026 à l’hôtel du 2 Février à Lomé. Placée sous le signe du dialogue constructif et de la responsabilité partagée, cette réunion a permis d’aboutir à des engagements forts pour résoudre durablement les difficultés qui affectent l’exécution des marchés publics dans le secteur des BTP.



La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre des Finances et du Budget, Monsieur Essowè Georges BARCOLA, Président du Comité de concertation État–secteur privé, entouré de ses collègues Monsieur Kodjo Sévon-Tépé ADEDZE, Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme et Monsieur Sani YAYA, Ministre chargé des Travaux publics et des Infrastructures.

Ont également pris part aux travaux les principaux responsables du secteur, notamment Monsieur Yawo TSOGBE, Président du Groupement national des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (GNEBTP), Monsieur Jonas DAOU, Président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Monsieur Aftar Touré MOROU, Directeur général par intérim de l’Autorité de régulation de la commande publique, Madame Mila AZIABLE, Directrice nationale du contrôle de la commande publique, ainsi que des représentants des autres associations professionnelles du secteur des BTP.


Dans son intervention, le Ministre Essowè Georges BARCOLA a rappelé que, malgré les réformes engagées depuis 2015 dans le système des marchés publics, des insuffisances subsistent. Il a souligné que cette rencontre traduit la volonté du Président du Conseil de garantir que tout marché public attribué soit exécuté dans le respect des normes, des délais et des exigences de qualité.




Les échanges ont permis d’établir un diagnostic partagé des marchés publics en souffrance dans le secteur des BTP. Plusieurs facteurs explicatifs ont été identifiés entre autres, des études techniques mal réalisées, l’incapacité technique de certaines entreprises, les propositions de prix anormalement bas, les retards de paiement et les situations de conflits d’intérêts.
Il ressort des discussions que ces dysfonctionnements ont conduit à des chantiers inachevés, des ouvrages de qualité insuffisante et, dans certains cas, à l’abandon pur et simple des projets.

Conscientes des enjeux économiques et sociaux liés à la commande publique dans le BTP, les parties ont retenu des mesures telles que, la réalisation par les autorités contractantes d’un état des lieux complet de tous les marchés en souffrance, l’audit des marchés abandonnés, le renforcement des mécanismes de sanctions, la mise en place d’une commission mixte État–Secteur des BTP pour traiter les problèmes structurels du secteur, notamment les conflits d’intérêts, la question de la préférence nationale, les offres sous-évaluées et le renforcement des capacités aussi bien des entreprises que des autorités contractantes.






À travers ces engagements, l’État et les acteurs du BTP réaffirment leur responsabilité commune dans la réussite des projets publics. L’amélioration durable de l’exécution des marchés contribuera non seulement au développement des entreprises nationales, mais également à la livraison d’infrastructures de qualité au bénéfice des populations.
